En 2020, nous aurons tous 10 ans de plus, la plupart des présidents et gouvernements actuels auront changé, et probablement la face du monde ne sera guère changée. Peu de chance que l'on soit parvenu d'ici là à ramener à un niveau supportable toutes les inégalités des 7,5 milliards de terriens en matière d'alimentation, santé, niveau de vie...
Une chose pourrait avoir changé la face du monde d'ici 2020, et c'est le pétrole. On se déchire sur la question, mais il est très probable qu'en 2020, nous soyons dans le fameux plateau (plus ou moins ondulé) de production du pétrole. Qu'on le veuille ou non, notre planète fonctionne avec du pétrole en veux-tu en voilà (quasiment) : produire nos denrées alimentaires, les garder au frais, les transporter, construire nos maisons, les garder au chaud/froid, nous soigner, nous vêtir.
En 2020, il y aura toujours du pétrole et encore près de 100 millions de barils par jour, certes, mais on en voudra alors 101 Mb.
Alors 2 options :
Option 1.
Jusqu'en 2019, nous n'avons rien changé par rapport à aujourd'hui. Alors en 2020, il manque du pétrole pour tous ceux qui en veulent, il est trop tard pour construire des centrales nucléaires, des centrales au bois et innover, les prix jouent au yoyo, mais cette fois l'OPEP ne peut vraiment pas produire plus, les états riches se servent d'abord, les états pauvres n'en n'ont pas les moyens, les famines, épidémies et guerres civiles éclatent, les états qui le peuvent se déclarent la guerre, la crise économique est cette fois insoluble puisqu'il ne peut y avoir de reprise économique sans carburant dans les usines. Et bien sûr le facteur 4 (réduction par 4 des émissions de gaz à effet de serre avant 2050) n'est pas en voie d'être atteint, donc les réfugiés climatique sont nombreux. Entre autres réjouissance.
Option 2.
En 2010, un déclic se produit (une sécheresse mondiale pire qu'en 2003 ? un choc pétrolier ou ue marée noire de plus ?), les habitants des pays industrialisés descendent dans la rue par millions (coordonnés via facebook sans doute !) pour réclamer la sobriété énergétique et la table rase de la surpuissance de l'économie mondialisée. Les chefs d'états et de gouvernements sont au pied du mur, les uns sautent, les autres s'engagent : à Cancun (Mexique), au sommet pour le climat fin 2010, tous les participants (tous pays confondus) s'accordent pour des mesures fortes. Elles ne font pas plaisir à tout le monde, mais les démocraties sont en danger, il faut avancer. Ces mesures contraignent tous les acteurs économique (privés et publics) à organiser les territoires pour économiser l'énergie. : les villes sont ré-équilibrées, les campagnes sont équipées, les citoyens font des efforts de colibri mais à 7,5 milliards, ça pèse, les entreprises investissent leurs bénéfices dans ces mesures, les guerres s'arrêtent (on peut rêver non ?) pour mettre à contribution la main d'œuvre à ces chantiers, les marchés financiers convergent vers les investissements nécessaires à cet effort. Alors en 2020, le plateau de production de pétrole est là. Mais la vie s'est organisée : on travaille, on mange, on se divertit dans un rayon de 100 km au quotidien. Les échanges mondiaux redeviennent un peu rares, mais on peut quand même traverser les océans de temps en temps, et internet (ou son petit frère) est toujours là et les échanges entre les peuples du monde se poursuivent.
Quelle option te convient le mieux?
vendredi 30 juillet 2010
Divines foutaises
Les sectes sont fondamentalement délétères, et voila pourquoi :
1) La malhonnêteté intellectuelle :
Toutes les sectes affirment leurs dogmes sans rien démontrer et compensent leur absence d’arguments par de l’intimidation, directe (menaces physiques, passage à l’acte, je ne citerai pas d’exemples, la liste serait trop longue), ou indirecte : voir point 2).
Cf commentaire de Kamuero.
C’est la différence entre la méthode scolastique et scientifique :
« Le scolastique impose son idée comme une vérité absolue, l’expérimentateur pose au contraire son idée comme une question qu’il confronte à chaque instant à la réalité au moyen de l’expérience. » Claude Bernard 1865.
2) La manipulation :
Je pense que ces sectes ont été créées par des individus particulièrement charismatiques dans le but (conscient ou non au départ) de manipuler les gens. Le nombre de sectes et courants "religieux" a diminué petit à petit (contrairement aux idées reçues) jusqu’à ce qu’il reste principalement les plus puissantes qui ont pris le nom, plus politiquement correct de religions (dites grandes), et sont devenues de redoutables outils de manipulation des masses, agissant pour le compte de puissants dirigeants religieux et/ou politiques.
Voila les principaux outils de manipulations qu’elles utilisent :
- d’abord et avant tout jouer sur les peurs, que tous ressentent (pour des raisons physiologiques : cf le www.lecerveau.mcgill.ca ) : la mort, la maladie, la solitude.
Et sur les espoirs : vie après la mort, (d’autant plus belle que vous aurez été misérable et soumis de votre vivant), salut, guérison, etc.
D’où l’invention de l’Enfer et du Diable (le bâton), et du Paradis (la carotte).
- en inventant des notions de bien et de mal (il faut bien dire aux gens qui ne savent pas penser par eux-mêmes ce qu’ils doivent faire et ne pas faire, ils risqueraient de se tromper, voire, pire, d’être libres), et surtout de pêché, confession, etc pour faire culpabiliser.
En ce qui concerne le bien et le mal je préfère cette philosophie : “Quand les gens définissent la beauté, la laideur commence. Quand les gens définissent le bien, le mal apparaît." Lao Tseu
- en empêchant les gens de réfléchir : entrée dans la secte dès la naissance, endoctrinement
dès le plus jeune âge alors que l’esprit est le plus malléable (pratique pour que ça se transmette de génération en génération), pratique de rituels lénifiants, extrêmement répétitifs, symboliques et solennels, et repli communautaire (retraites, groupes partageant la même secte : ça permet d’éviter de prendre des sources d’information alternatives), maintien de l’emprise jusqu’à la mort.
- demande d’avoir une foi et une confiance aveugle envers « Dieu », qui, comme il n’est pas là, est représenté par des hommes comme les autres, bien qu’ils essaient de le faire oublier en portant différents déguisements.
- en posant un certain nombre d’interdits, utiles pour réguler les excès (mariage et interdit des rapports avant et en dehors pour éviter les MST, règlements de comptes suite à des jalousies amoureuses, alcool, alimentation grasse / abondante - d’où le porc, le carême / ramadan…). Donc un contrôle qui va jusqu’à votre vie intime.
Le problème c’est que ces interdits sont impossibles à respecter car ces désirs répondent à des nécessités physiologiques. D’où la frustration, la culpabilité, la repentance… qui facilite à son tour la manipulation.
Favoriser une responsabilisation des individus par une autorégulation que chacun adapte librement à lui-même par une compréhension de la physiologie humaine me semble une méthode non seulement plus efficace pour réguler les excès, mais aussi et surtout qui laisse à chacun son libre arbitre, et évite de faire des humains des moutons (ou des esclaves si vous préférez – c’est nettement mieux).
Mais évidemment c’est plus long et difficile de s’instruire et de faire ses choix tout seul (devenir adulte quoi !). C’est tellement moins fatiguant de demander à quelqu’un « de confiance » de nous dire ce qu’on doit faire et penser.
3) L’anthropocentrisme :
Du moins en ce qui concerne les « grandes » religions, créationnistes. Elles placent l’Homme en dehors de la nature, au centre de la « création », qui est à sa disposition (et qui date d’il y a 4000 ans – mais bien sûr….) Après on s’étonne des dérèglements écologiques…
Voir l’Homme comme un animal comme les autres (avec simplement un degré de conscience un peu plus élevé en raison d’une évolution plus importante de son encéphale multicouches), faisant partie d’un ensemble écologique me semble plus sage, et plus à même de nous éviter de scier la branche sur laquelle on est assis.
En ce qui concerne la doctrine elle-même, il me semble que toutes les sectes sont porteuses de messages de paix, d’amour, de tolérance, de charité, etc.
Pas de problème avec ça, c’est magnifique. Et en plus ça donne un beau visage respectable qui permet de faire oublier :
- que ça ne marche pas (au sujet de la tolérance, je rappelle que l’eucuménisme est tout récent et tout fragile, si vous suivez l’actualité récente),
- qu’on peut défendre ces valeurs sans croire. (L’esprit de l’athéisme. Introduction à une spiritualité sans Dieu. André Comte-Sponville, Albin Michel.)
- les points 1), 2) et 3)

Conclusion : malheureusement je pense que les humains ne seront jamais grands, qu’ils auront toujours besoin de ces béquilles, ou plutôt de ce poison, de cette drogue que sont les sectes pour leur faire oublier leurs faiblesses et leur misère.
Je pense qu’ils se trompent de débat : à quoi ça sert de demander « est ce que tu crois en Dieu ? », et de s’entre tuer pour ça. Ce qui compte c’est d’agir selon ses principes (ce qui est beaucoup plus difficile que de dire "je crois en Dieu", et d’aller faire de la présence à la messe).
Personnellement je suis agnostique : je ne sais pas si Dieu existe et je m’en tape : soit il n’existe pas, soit il existe mais n’intervient pas, alors ça revient au même il me semble.
En tout cas, se reposer sur des espoirs fallacieux d’aide divine, à mon sens c’est de la schizophrénie, c’est inutile et dangereux. Je me base sur mon expérience personnelle pour dire ça : la "religion" ne m’a rien apporté de bon, et j’ai mis plusieurs années pour me libérer de ces chaînes (bien que m’a famille n’ait pas une tradition religieuse très forte). Le problème c’est qu’on ne peut s’apercevoir qu’on a été manipulé qu’une fois sorti de la secte, ce qui est extrêmement difficile.
Et ensuite, quand vous vous apercevez que tout ce à quoi vous avez cru, tout ce que vos plus proches parents, en qui vous aviez confiance, vous ont mis dans le crâne est faux, et s’effondre autour de vous, il ne vous reste plus qu’à éviter de sombrer dans l’aigreur et la rancune. Le mieux est à mon avis de se dire que ceux qui vous ont embarqué là dedans sont eux-mêmes des victimes, et que vous devez donc aider les autres à s’en sortir à leur tour.
Je n’ai donc rien contre les adeptes, c’est aux sectes que j’en veux. Car on ne peut pas respecter l’intolérance et la manipulation (« la démocratie se suicide en respectant l’intolérance »).
« Soyez à vous-mêmes votre propre lampe ». Bouddha
1) La malhonnêteté intellectuelle :
Toutes les sectes affirment leurs dogmes sans rien démontrer et compensent leur absence d’arguments par de l’intimidation, directe (menaces physiques, passage à l’acte, je ne citerai pas d’exemples, la liste serait trop longue), ou indirecte : voir point 2).
Cf commentaire de Kamuero.
C’est la différence entre la méthode scolastique et scientifique :
« Le scolastique impose son idée comme une vérité absolue, l’expérimentateur pose au contraire son idée comme une question qu’il confronte à chaque instant à la réalité au moyen de l’expérience. » Claude Bernard 1865.
2) La manipulation :
Je pense que ces sectes ont été créées par des individus particulièrement charismatiques dans le but (conscient ou non au départ) de manipuler les gens. Le nombre de sectes et courants "religieux" a diminué petit à petit (contrairement aux idées reçues) jusqu’à ce qu’il reste principalement les plus puissantes qui ont pris le nom, plus politiquement correct de religions (dites grandes), et sont devenues de redoutables outils de manipulation des masses, agissant pour le compte de puissants dirigeants religieux et/ou politiques.
Voila les principaux outils de manipulations qu’elles utilisent :
- d’abord et avant tout jouer sur les peurs, que tous ressentent (pour des raisons physiologiques : cf le www.lecerveau.mcgill.ca ) : la mort, la maladie, la solitude.
Et sur les espoirs : vie après la mort, (d’autant plus belle que vous aurez été misérable et soumis de votre vivant), salut, guérison, etc.
D’où l’invention de l’Enfer et du Diable (le bâton), et du Paradis (la carotte).
- en inventant des notions de bien et de mal (il faut bien dire aux gens qui ne savent pas penser par eux-mêmes ce qu’ils doivent faire et ne pas faire, ils risqueraient de se tromper, voire, pire, d’être libres), et surtout de pêché, confession, etc pour faire culpabiliser.
En ce qui concerne le bien et le mal je préfère cette philosophie : “Quand les gens définissent la beauté, la laideur commence. Quand les gens définissent le bien, le mal apparaît." Lao Tseu
- en empêchant les gens de réfléchir : entrée dans la secte dès la naissance, endoctrinement
dès le plus jeune âge alors que l’esprit est le plus malléable (pratique pour que ça se transmette de génération en génération), pratique de rituels lénifiants, extrêmement répétitifs, symboliques et solennels, et repli communautaire (retraites, groupes partageant la même secte : ça permet d’éviter de prendre des sources d’information alternatives), maintien de l’emprise jusqu’à la mort.
- demande d’avoir une foi et une confiance aveugle envers « Dieu », qui, comme il n’est pas là, est représenté par des hommes comme les autres, bien qu’ils essaient de le faire oublier en portant différents déguisements.
- en posant un certain nombre d’interdits, utiles pour réguler les excès (mariage et interdit des rapports avant et en dehors pour éviter les MST, règlements de comptes suite à des jalousies amoureuses, alcool, alimentation grasse / abondante - d’où le porc, le carême / ramadan…). Donc un contrôle qui va jusqu’à votre vie intime.
Le problème c’est que ces interdits sont impossibles à respecter car ces désirs répondent à des nécessités physiologiques. D’où la frustration, la culpabilité, la repentance… qui facilite à son tour la manipulation.
Favoriser une responsabilisation des individus par une autorégulation que chacun adapte librement à lui-même par une compréhension de la physiologie humaine me semble une méthode non seulement plus efficace pour réguler les excès, mais aussi et surtout qui laisse à chacun son libre arbitre, et évite de faire des humains des moutons (ou des esclaves si vous préférez – c’est nettement mieux).
Mais évidemment c’est plus long et difficile de s’instruire et de faire ses choix tout seul (devenir adulte quoi !). C’est tellement moins fatiguant de demander à quelqu’un « de confiance » de nous dire ce qu’on doit faire et penser.
3) L’anthropocentrisme :
Du moins en ce qui concerne les « grandes » religions, créationnistes. Elles placent l’Homme en dehors de la nature, au centre de la « création », qui est à sa disposition (et qui date d’il y a 4000 ans – mais bien sûr….) Après on s’étonne des dérèglements écologiques…
Voir l’Homme comme un animal comme les autres (avec simplement un degré de conscience un peu plus élevé en raison d’une évolution plus importante de son encéphale multicouches), faisant partie d’un ensemble écologique me semble plus sage, et plus à même de nous éviter de scier la branche sur laquelle on est assis.
En ce qui concerne la doctrine elle-même, il me semble que toutes les sectes sont porteuses de messages de paix, d’amour, de tolérance, de charité, etc.
Pas de problème avec ça, c’est magnifique. Et en plus ça donne un beau visage respectable qui permet de faire oublier :
- que ça ne marche pas (au sujet de la tolérance, je rappelle que l’eucuménisme est tout récent et tout fragile, si vous suivez l’actualité récente),
- qu’on peut défendre ces valeurs sans croire. (L’esprit de l’athéisme. Introduction à une spiritualité sans Dieu. André Comte-Sponville, Albin Michel.)
- les points 1), 2) et 3)

Conclusion : malheureusement je pense que les humains ne seront jamais grands, qu’ils auront toujours besoin de ces béquilles, ou plutôt de ce poison, de cette drogue que sont les sectes pour leur faire oublier leurs faiblesses et leur misère.
Je pense qu’ils se trompent de débat : à quoi ça sert de demander « est ce que tu crois en Dieu ? », et de s’entre tuer pour ça. Ce qui compte c’est d’agir selon ses principes (ce qui est beaucoup plus difficile que de dire "je crois en Dieu", et d’aller faire de la présence à la messe).
Personnellement je suis agnostique : je ne sais pas si Dieu existe et je m’en tape : soit il n’existe pas, soit il existe mais n’intervient pas, alors ça revient au même il me semble.
En tout cas, se reposer sur des espoirs fallacieux d’aide divine, à mon sens c’est de la schizophrénie, c’est inutile et dangereux. Je me base sur mon expérience personnelle pour dire ça : la "religion" ne m’a rien apporté de bon, et j’ai mis plusieurs années pour me libérer de ces chaînes (bien que m’a famille n’ait pas une tradition religieuse très forte). Le problème c’est qu’on ne peut s’apercevoir qu’on a été manipulé qu’une fois sorti de la secte, ce qui est extrêmement difficile.
Et ensuite, quand vous vous apercevez que tout ce à quoi vous avez cru, tout ce que vos plus proches parents, en qui vous aviez confiance, vous ont mis dans le crâne est faux, et s’effondre autour de vous, il ne vous reste plus qu’à éviter de sombrer dans l’aigreur et la rancune. Le mieux est à mon avis de se dire que ceux qui vous ont embarqué là dedans sont eux-mêmes des victimes, et que vous devez donc aider les autres à s’en sortir à leur tour.
Je n’ai donc rien contre les adeptes, c’est aux sectes que j’en veux. Car on ne peut pas respecter l’intolérance et la manipulation (« la démocratie se suicide en respectant l’intolérance »).
« Soyez à vous-mêmes votre propre lampe ». Bouddha
jeudi 26 mars 2009
Du répit puis des nouilles
Pour faire écho à mon précèdent post sur le rapport Meadows, je vais reprendre les déclarations de Wang Jian, un économiste Chinois, qui disait :
Article paru dans l’Hebdo (CH) en décembre 2004
« Il existe des entraves réelles à la croissance économique chinoise, qui sont d’ordre externe et non interne. L’an dernier (2003), la Chine a consommé 30 % du pétrole extrait, 30 % de l’acier, 40 % du ciment et 25 % des investissements directs mondiaux. La hausse générale du prix des produits de base a sans aucun doute été tirée par la demande chinoise liée à la forte croissance du pays.
Et ce n’est qu’un début !
Prenons l’exemple de l’acier : l’an dernier, les importations de la Chine en minerai de fer s’élevaient déjà à 150 millions de tonnes (30 % de l’ensemble des exportations mondiales), ce qui avait provoqué un envol des cours, qui avaient plus que doublé. Si l’on considère qu’en 2030 la Chine comptera 1,6 milliard d’individus et que le PIB moyen par habitant s’élèvera à 5 000 dollars, elle utilisera chaque année plus de 300 millions de tonnes d’acier et sa consommation en minerai de fer dépassera les 600 millions de tonnes, soit davantage que les quantités disponibles actuellement sur le marché mondial. La situation est encore plus grave en ce qui concerne le pétrole et les céréales.
A l’heure actuelle, la production pétrolière mondiale avoisine les 4 milliards de tonnes. Aujourd’hui, la part commercialisée de ces ressources représente 1,6 milliard de tonnes, soit 40 % de la production totale. A supposer que cette dernière atteigne 5 milliards, la quantité de pétrole mise sur le marché international pourrait alors s’élever à 2,2 ou 2,3 milliards de tonnes. La consommation de pétrole par habitant dépasse 1 tonne dans les pays industrialisés. Si la Chine, avec ses 1,6 milliard d’habitants, rejoignait leurs rangs, il lui faudrait donc 1,6 milliard de tonnes de pétrole, mais elle ne peut espérer produire elle-même au mieux que 200 millions de tonnes, en raison de ressources limitées. Autrement dit, il lui faudra importer 1,4 milliard de tonnes de pétrole, soit plus de 60 % des ressources disponibles. Pour les autres pays, il restera à peine 900 millions de tonnes, alors qu’aujourd’hui les importations pétrolières des Etats-Unis, du Japon et des pays européens dépassent déjà les 1,2 milliard de tonnes…
La Chine pourra-t-elle vraiment obtenir de quoi satisfaire ses besoins ?
Quand le monde entier prendra conscience des bouleversements que la demande chinoise devrait à terme entraîner en matière d’offre et de demande de produits primaires sur le marché international, des limitations aux importations chinoises de matières premières apparaîtront inévitablement.
A mon sens, la Chine ne pourra poursuivre son développement économique sans subir d’importantes restrictions au niveau mondial que jusqu’en 2010, dans le meilleur des cas. Il lui reste donc cinq à six ans. Si, durant ce laps de temps, la Chine s’impose des contraintes pour freiner sa croissance économique, elle risque de passer à côté d’une phase stratégique offrant de précieuses opportunités. »
Nous sommes en mars 2009 et je tombe sur une dépêche de quelques lignes qui annonce le crash d’un F-22 dans le désert Californien.
Le programme F-22, conçu pendant la Guerre Froide, est accusé par ses détracteurs de ne pas être adapté aux conflits de type guérilla dans lesquels les États-Unis sont engagés, comme en Afghanistan ou en Irak, et pourrait ainsi pâtir des restrictions budgétaires à venir au Pentagone.
L'US Air force défend ce programme en mettant en avant les menaces de conflits plus traditionnels avec des Etats comme la Chine.
L'armée de l'Air américaine a déjà commandé 183 exemplaires de F-22.

Avec la crise actuelle qui a provoqué un ralentissement de la croissance nous avons certainement un peu de répit supplémentaire, mais le mur est bien visible...
Article paru dans l’Hebdo (CH) en décembre 2004
« Il existe des entraves réelles à la croissance économique chinoise, qui sont d’ordre externe et non interne. L’an dernier (2003), la Chine a consommé 30 % du pétrole extrait, 30 % de l’acier, 40 % du ciment et 25 % des investissements directs mondiaux. La hausse générale du prix des produits de base a sans aucun doute été tirée par la demande chinoise liée à la forte croissance du pays.
Et ce n’est qu’un début !
Prenons l’exemple de l’acier : l’an dernier, les importations de la Chine en minerai de fer s’élevaient déjà à 150 millions de tonnes (30 % de l’ensemble des exportations mondiales), ce qui avait provoqué un envol des cours, qui avaient plus que doublé. Si l’on considère qu’en 2030 la Chine comptera 1,6 milliard d’individus et que le PIB moyen par habitant s’élèvera à 5 000 dollars, elle utilisera chaque année plus de 300 millions de tonnes d’acier et sa consommation en minerai de fer dépassera les 600 millions de tonnes, soit davantage que les quantités disponibles actuellement sur le marché mondial. La situation est encore plus grave en ce qui concerne le pétrole et les céréales.
A l’heure actuelle, la production pétrolière mondiale avoisine les 4 milliards de tonnes. Aujourd’hui, la part commercialisée de ces ressources représente 1,6 milliard de tonnes, soit 40 % de la production totale. A supposer que cette dernière atteigne 5 milliards, la quantité de pétrole mise sur le marché international pourrait alors s’élever à 2,2 ou 2,3 milliards de tonnes. La consommation de pétrole par habitant dépasse 1 tonne dans les pays industrialisés. Si la Chine, avec ses 1,6 milliard d’habitants, rejoignait leurs rangs, il lui faudrait donc 1,6 milliard de tonnes de pétrole, mais elle ne peut espérer produire elle-même au mieux que 200 millions de tonnes, en raison de ressources limitées. Autrement dit, il lui faudra importer 1,4 milliard de tonnes de pétrole, soit plus de 60 % des ressources disponibles. Pour les autres pays, il restera à peine 900 millions de tonnes, alors qu’aujourd’hui les importations pétrolières des Etats-Unis, du Japon et des pays européens dépassent déjà les 1,2 milliard de tonnes…
La Chine pourra-t-elle vraiment obtenir de quoi satisfaire ses besoins ?
Quand le monde entier prendra conscience des bouleversements que la demande chinoise devrait à terme entraîner en matière d’offre et de demande de produits primaires sur le marché international, des limitations aux importations chinoises de matières premières apparaîtront inévitablement.
A mon sens, la Chine ne pourra poursuivre son développement économique sans subir d’importantes restrictions au niveau mondial que jusqu’en 2010, dans le meilleur des cas. Il lui reste donc cinq à six ans. Si, durant ce laps de temps, la Chine s’impose des contraintes pour freiner sa croissance économique, elle risque de passer à côté d’une phase stratégique offrant de précieuses opportunités. »
Nous sommes en mars 2009 et je tombe sur une dépêche de quelques lignes qui annonce le crash d’un F-22 dans le désert Californien.
Le programme F-22, conçu pendant la Guerre Froide, est accusé par ses détracteurs de ne pas être adapté aux conflits de type guérilla dans lesquels les États-Unis sont engagés, comme en Afghanistan ou en Irak, et pourrait ainsi pâtir des restrictions budgétaires à venir au Pentagone.
L'US Air force défend ce programme en mettant en avant les menaces de conflits plus traditionnels avec des Etats comme la Chine.
L'armée de l'Air américaine a déjà commandé 183 exemplaires de F-22.

Avec la crise actuelle qui a provoqué un ralentissement de la croissance nous avons certainement un peu de répit supplémentaire, mais le mur est bien visible...
lundi 23 mars 2009
La croissance, un mal nécessaire?
Dans une voiture quand vous appuyez sur l’accélérateur, vous activez une pompe qui injecte l’essence dans les cylindres. A force d’accélérer, le contenu de votre réservoir est brûlé, puis les résidus de cette combustion sont éjectés via le pot d’échappement. Quand votre réservoir est vide, vous faites le plein et vous repartez.
Dans notre société en crise, qui elle-même fait partie d’un monde dont les ressources ne sont pas inépuisables, estimer que relancer la croissance nous feras sortir de cette crise est un non-sens suicidaire.
Relancer la croissance équivaut à appuyer sur l’accélérateur pour activer toutes les pompes, car ici ce n’est pas que le pétrole que nous allons pomper, mais le charbon, les métaux, le bois, l’eau… ce que nous appelons « les ressources naturelles ».
Relancer la croissance c’est transformer les ressources naturelles en produits de consommation, puis en déchets.
Relancer la croissance c’est appuyer sur l’accélérateur alors que l’on voit déjà le mur au bout de la ligne droite et que nous n’avons plus la distance nécessaire pour freiner et éviter le crash.
Les plus optimistes nous donnent 4 ans pour en prendre conscience et changer de cap, sans pour autant éviter le crash, mais juste de le reporter d’une dizaine d’années… ce sont les plus optimistes !
Globalement, notre civilisation ne devrait pas passer le cap de l’an 2100, je dis civilisation car ce ne sera pas nécessairement la fin de l'humanité, mais une dégradation des conditions et du niveau de vie des survivants qui pourraient ressembler au niveau de vie en Europe avant 1900.
Les personnes qui ont crée ce modèle mathématique de notre civilisation n’ont pas inclus le paramètre « guerre », c'est-à-dire que le crash qui en résulte est du uniquement à des paramètres « naturels » (population globale, superficie cultivable par individu, ressources naturelles restantes, quota alimentaire par personne, production industrielle par tête, capital industriel global, niveau de pollution, …).
La population est donc généralement décimée par des famines massives dues à la pollution industrielle et/ou à l’usure des sols/eau suite à une agriculture intensive, ou à la fin des matières premières non renouvelables.
Il est cependant fort probable que bien avant que la dernière goutte de pétrole ne soit extraite, des luttes pour le contrôle et l’exploitation de cette ressource aient déjà mis à mal l’humanité.
Le rapport Meadows en détail
Dans notre société en crise, qui elle-même fait partie d’un monde dont les ressources ne sont pas inépuisables, estimer que relancer la croissance nous feras sortir de cette crise est un non-sens suicidaire.
Relancer la croissance équivaut à appuyer sur l’accélérateur pour activer toutes les pompes, car ici ce n’est pas que le pétrole que nous allons pomper, mais le charbon, les métaux, le bois, l’eau… ce que nous appelons « les ressources naturelles ».
Relancer la croissance c’est transformer les ressources naturelles en produits de consommation, puis en déchets.
Relancer la croissance c’est appuyer sur l’accélérateur alors que l’on voit déjà le mur au bout de la ligne droite et que nous n’avons plus la distance nécessaire pour freiner et éviter le crash.
Les plus optimistes nous donnent 4 ans pour en prendre conscience et changer de cap, sans pour autant éviter le crash, mais juste de le reporter d’une dizaine d’années… ce sont les plus optimistes !
Globalement, notre civilisation ne devrait pas passer le cap de l’an 2100, je dis civilisation car ce ne sera pas nécessairement la fin de l'humanité, mais une dégradation des conditions et du niveau de vie des survivants qui pourraient ressembler au niveau de vie en Europe avant 1900.
Les personnes qui ont crée ce modèle mathématique de notre civilisation n’ont pas inclus le paramètre « guerre », c'est-à-dire que le crash qui en résulte est du uniquement à des paramètres « naturels » (population globale, superficie cultivable par individu, ressources naturelles restantes, quota alimentaire par personne, production industrielle par tête, capital industriel global, niveau de pollution, …).
La population est donc généralement décimée par des famines massives dues à la pollution industrielle et/ou à l’usure des sols/eau suite à une agriculture intensive, ou à la fin des matières premières non renouvelables.
Il est cependant fort probable que bien avant que la dernière goutte de pétrole ne soit extraite, des luttes pour le contrôle et l’exploitation de cette ressource aient déjà mis à mal l’humanité.
Le rapport Meadows en détail
Libellés :
club de rome,
croissance,
famine,
Meadows,
pollution
samedi 14 février 2009
Ô Grand Monsanto
Je ne souhaite pas faire ici le procès des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) mais plutôt vous apportez un éclairage sur les méthodes utilisées et les produits vendus par une firme Américaine qui contrôle à elle seule 90% du marché des OGM du monde.
Depuis quelques années une guerre silencieuse a lieu sous nos yeux et nous, citoyens du monde, avons déjà perdu de nombreuses batailles sans même nous en rendre compte.
L’histoire des OGM est aujourd’hui entièrement liée à la société Monsanto.
Monsanto fut créée en 1901 par John F. Queeny, il y fabriquait de la saccharine, caféine puis aussi de l’aspirine.
En 1945 débute la production de pesticides et d’herbicides.
Entre 1961 et 1971, Monsanto fournit l’herbicide 245T contenant de la dioxine à l’armée US et sera connu sous le nom de « agent orange ». Entre 40 et 80 millions de litres seront pulvérisés par avion au Vietnam contaminant quelques 3 millions de personnes dont des soldats américains. 40 ans après, les petits-fils des personnes exposées à la dioxine viennent au monde avec des malformations.
Plus tard on désignera la dioxine comme étant la cause de cancers et de leucémies. Elle sera interdite dans de nombreux pays.
Pendant cette même période, Monsanto obtient l’autorisation d’enterrer des déchets près de la ville de Cardif dans le Pays de Galles, aujourd’hui, le cout de l’assainissement du site est estimé à 150 millions d’Euros... le prix sanitaire et environnemental reste à déterminer.
Monsanto et le gouvernement mis en cause dans une affaire de déchets toxiques
En 1974 débute la commercialisation de l’herbicide Roundup à base de glyphosate. Cet herbicide a été vendu sur toute la planète avec les mentions « biodégradable ».
Le manque de tests et d’études font dire que le glyphosate seul n’est pas spécifiquement dangereux et il n’est d’ailleurs pas très efficace, essentiellement parce qu’il adhère mal aux plantes et donc pénètre difficilement. Les doutes proviennent d’un autre produit appelé surfactant tensioactif qui lui est aujourd’hui soupçonné d’être cancérigène et qui est indispensable à tous les herbicides à base de glyphosate. Le nom barbare de ce surfactant est le polyoxyéthylèneamine.
La détection de ces produits dans la nature était techniquement compliquée et donc très couteuse. Peu de tests ont été fait et les résultats obtenus avec les outils de l’époque ont permis la vente du Roundup avec la mention « biodégradable ».
Il aura fallu attendre 1996 et des avancées dans les méthodes et les outils de détections pour qu’une plainte soit déposée à New York contre le Roundup de Monsanto.
Une plainte pour publicité mensongère sera retenue. Le Roundup n’est pas biodégradable.
Le produit continue cependant à être vendu comme « biodégradable » dans le reste du monde.
En France, une plainte a été déposée en 2007, 11 après NY!!! et Monsanto rendu coupable de… publicité mensongère !
Monsanto doit retirer la mention « biodégradable » du produit mais les ventes continuent et font du Roundup le désherbant le plus vendu au monde et le plus vendu en France.
Ici la pub pour le Roundup « biodégradable » :
Comme vous pourrez le constater sur les sites officiels, toute la communication sur le produit tourne autour de la faible toxicité du principe actif, le glyphosate, le surfactant dont les risques ont été avérés n’est même pas cité.
> roundup-jardin.com
> roundup.fr
OGM: Organisation Gravement Malade!
En 1982, pour la première fois dans l’histoire, les scientifiques de Monsanto réussissent à modifier génétiquement une cellule de plante. Un an plus tard les premières plantes génétiquement modifiées poussaient dans leurs serres.
Leur idée est la suivante : ils possèdent un herbicide super puissant, le Roundup, et leur but en tant que producteur d’herbicides est de vendre de l’herbicide.
Il s’agit pour eux de mettre au point une plante qui soit résistante au Roundup.
Et ce fut chose faite en modifiant l’ADN de la plante ou plus exactement en ajoutant une séquence d’ADN supplémentaire provenant d’une bactérie.
La première plante pesticide est ainsi créée.
Cela veut dire que la plante modifiée génétiquement pourras se débarrasser des insectes nuisibles en produisant elle-même le pesticide nécessaire. L’association avec le Roundup, qui lui élimine les mauvaises herbes, s’annonce sur le papier comme le cocktail ultime pour résoudre tous les problèmes alimentaires de notre planète.
Monsanto propose ses graines modifiées aux agriculteurs en leurs promettant un rendement extraordinaire, si en plus ils utilisent l’herbicide adapté, « Roundup » ils feront encore plus d’économies car une faible quantité suffit pour traiter les plants… ça c’est la pub !
Les agriculteurs qui rentre dans ce cercle vicieux doivent également accepter une clause qui leur interdit d’utiliser les graines de la récolte de cette année pour re-ensemencer l’année suivante, ils ont l’obligation d’acheter les graines chaque année à Monsanto.
Pour s'assurer du respect de cette clause, Monsanto développe les graines BT, T comme Terminator, car elles sont stériles.
Le miracle Argentin.
En 2001 l’Argentine connait une crise sans précédente, le pays est ruiné.
Des choix politiques et l’envolée des prix des matières premières nécessaires aux biocarburants incitent l’Argentine à opter pour la mono-culture du soja.
La rentabilité annoncée décide les éleveurs à abandonner la production d’un bétail et d’une viande renommée dans le monde entier pour se tourner vers le soja.
Ce choix a été facilité par l’arrivée de Monsanto qui c’est présenté comme le messie en offrant les graines nécessaires pour la première récolte.
L’Argentine a mordu à l’hameçon de Monsanto.
Les premières années tout va bien, Monsanto et son soja Roundup Ready sortent l’Argentine de la faillite, on parle du miracle Argentin…
Ça ne va pas durer…
après quelques années, les mauvaises herbes et les insectes s’habituent au Roundup (effet de tolérance) et finissent par devenir résistants, aujourd’hui les agriculteurs doivent utiliser 3 x la dose prescrite pour espérer obtenir le résultat promis… une bonne affaire pour Monsanto qui vois les vente de Roundup exploser !
L’utilisation intensive du Roundup sature les sols et les appauvris, ce qui empêche les agriculteurs d’obtenir les rendements promis.
Après avoir fait de la place en pratiquant une déforestation massive, les sols stériles deviennent des déserts.
Aujourd’hui l’Argentine doit importer son lait.
En 1986, la crise de la vache folle contraint les éleveurs à nourrir le bétail avec du « végétal » au lieu de farines animales, la demande de céréales explose, Monsanto explose ses ventes de maïs Rundup Ready.
Le bétail est gavé avec du maïs Roundup Ready.
En 1993 Monsanto met au point l’hormone de croissance (interdite en Europe) et c’est aussi à partir de cette époque que Monsanto commence une série d’acquisitions.
En achetant plus de 50 sociétés actives dans le secteur des semences et graines de tous poils, Monsanto détient aujourd’hui le pouvoir d’inonder le marché alimentaire mondial avec du maïs, soja, coton, blé, pommes de terre, tomates, le tout Roundup Ready !... ou Roundup Inside.
En 2001, la ville de Anniston (US) connait un taux anormalement élevés de cancers, ralentissement du développement cérébral, dysfonctionnement de la thyroïde et des perturbations des hormones sexuelles suite à la création d’un site d’enfouissement de déchets assurés comme non toxiques par Monsanto et cautionné par l’état.
Après analyses du site, il s’avère que le site est saturé de PCB et que Monsanto le savait depuis 30 ans ! Les habitants de Anniston se réunissent et portent plainte pour pollution au PCB contre Monsanto. Ils obtiennent 700 millions de dollars d’indemnités, obligent Monsanto à assainir le site et à construire un hôpital.
Aucunes charges n’ont été retenues contre les dirigeants de Monsanto.
L'Inde file du mauvais coton
En 2002, motivée par les mêmes arguments que l’Argentine, (mais sans connaitre encore les conséquences) l’Inde commence à planter des graines de coton Roundup Ready fournies par Monsanto. Le même problème qu’en Argentine commence à pointer : tolérance au produit, saturation et appauvrissement des sols.
Mais ici, nous sommes en Inde, les agriculteurs ne peuvent pas se payer les produits Monsanto qui sont 4 x plus chers que les graines traditionnelles. Monsanto ayant racheté toute sa concurrence, il devient impossible de trouver des graines non modifiées. Ils font donc appel aux banques pour obtenir des crédits en se basant sur les promesses de rendement. Les rendements ne sont pas au rendez-vous, les agriculteurs ne peuvent pas rembourser leurs emprunts et leurs biens, leurs terres, sont saisies par les banques. Ils sont ruinés et ont perdu le moyen de subvenir à leurs besoins.
En 2005, via à une ultime acquisition, Monsanto devient le premier vendeur de semence du monde… et bientôt, le seul !?
L’association vietnamienne des victimes de l'Agent Orange dépose une plainte au tribunal de New York pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La plainte est rejetée, le juge a conclu que l'Agent orange n'était pas un poison au regard du droit international !... c’est reparti en appel.
De nos jours et après plus d’une décennie d’utilisation des produits vendus par Monsanto, nous avons l’expérience de ceux qui ont cru aux promesses de rentabilité et le résultat de tests grandeur nature effectués avec la bénédiction de la FDA (Food & Drugs Administration) sur les bovins et la population américaine.
Le bilan est désastreux !
Il apparait aujourd’hui et depuis quelques années déjà, que l’utilisation du Posilac (l’hormone de croissance) sur les vaches est responsable via une surproduction de lait de l’inflammation des pis nommée « mamitte », pour soigner cette inflammation, les bêtes sont gavées d’antibiotiques, les antibiotiques finissent dans le lait et le consommateur fini par être tolérant aux antibiotiques ce qui peut être fatal si on doit à notre tour être soigné par antibiotiques.
Un autre élément cancérigène à été détecté (IGF1) il est connu pour favoriser le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus et le cancer de la prostate.
Annonce de la fin du Posilac
Des éleveurs commencent à partager leurs expériences avec l’alimentation transgénique, le maïs MON810 et vendu en Europe pour nourrir le bétail, tous reconnaissent une baisse de la fertilité des leurs bêtes ainsi que des problèmes liés au foie et aux reins…
...tous ceux qui osent en parler, car les éleveurs sont sous contrat avec Monsanto, ils risquent des procès trop coûteux pour eux et ils sont contrôlés par « la police de gènes » de Monsanto.
Faut-il y voir un lien avec l’étude publiée en 2008 faisant état d’une baisse de fertilité chez l’homme ?...
voir l'article sur futura-sciences.com
Alors que Monsanto frappe à la porte de l’Europe pour nous fourguer ces produits OGM, des tests effectués par un laboratoire indépendant font apparaitre des baisses de natalité et des anomalies des tissus sur des rats nourris avec du maïs modifié.
En 2005, L’ISS (Institute of Science in Society) tire la sonnette d’alarme suite à des tests plus poussés sur le glyphosate :
« Il y a maintenant un ensemble de preuves selon lesquelles l'emploi du glyphosate exige :
• des mises en garde pour la santé publique au niveau mondial et
• une nouvelle révision de la règlementation concernant ce produit herbicide.
En attendant, son utilisation devrait être réduite à un minimum, par mesure de prudence et de précaution. »
Cette équipe recommande également l’utilisation de gants et de masques lors de l’utilisation du Roundup. Alors qu’il a été pulvérisé par avion depuis le début sans aucune recommandation particulière...
voir l'article sur le site de Institute Sciences in society
Monsanto aurait fait des tests sur le MON810 avec des résultats similaires, les résultats de ces tests auraient été « adaptés » pour la Commission Européenne lors de la demande effectuée pour leur maïs modifié.
Ce rapport normalement accessible au public a été classé « confidentiel ». Il aura fallu que l’état Allemand obtienne une décision de justice favorable pour pouvoir avoir accès aux résultats de ces tests. Ces derniers font mentions des problèmes rencontrés sur les rats.
La Commission Européenne a cependant accepté la demande de Monsanto pour commercialiser une nouvelle variante de maïs modifié pour l'alimentation humaine le "MON863", le maïs transgénique entre en Europe et pour vos assiettes !
Malgré l’historique de Monsanto et malgré le fait qu’un doute raisonnable nous pousse à penser qu’il peut y avoir un problème avec les produits et les méthodes de Monsanto, les responsables de l’Europe, nos représentants ont dit :oui !
Entre 1983 et 2005 Monsanto a décroché 647 brevets liés à des plantes.
J’aimerais vous dire que nous avons atteins le fond de l’ignominie mais malheureusement ce n’est pas le cas.
Breveter le vivant
En 2005, Monsanto commence à faire des demandes de brevets sur les marqueurs génétiques du porc !...
Le brevet qui fait peur consiste à enregistrer une séquence d’ADN bien définie et qui correspond (selon Monsanto) a ce qui va faire du porc une bête en bonne santé et bien fournie en viande.
Un des problèmes est que cette séquence existe naturellement dans 75% des espèces de porcs.
En effet, sur ce coup, Monsanto n’invente rien et ne modifie pas l’ADN des porcs. Ils prétendent seulement avoir découvert la séquence ADN qui garanti un porc en bonne santé et qui fournis beaucoup de viande et souhaitent protéger cette séquence ADN.
Si le brevet est accepté, les éleveurs de porcs devront prouver qu’ils n’ont pas cherché via des croisements à obtenir cette séquence d’ADN dans leurs porcs.
La procédure pour détecter la séquence ADN en question a également été protégée, soit disant pour protéger la séquence, mais du coup les laboratoires n’osent pas effectuer les tests demandés par les éleveurs car ils risquent un procès de la part de Monsanto pour avoir utilisé des procédures protégées !
Les éleveurs qui ne peuvent pas obtenir et donc fournir les preuves demandées peuvent continuer à élever leurs porcs mais ils devront payer pour chaque porc des « droits ou royalties » à Monsanto ou opter pour des espèces de porcs parmi les 25% restantes qui ne disposent pas de la fameuse séquence ADN.
Monsanto a toujours obtenu ce qu’il voulait et ce quelque soit le prix à payer.
Je ne sais pas qui peut décider d’accepter ou non l’enregistrement de brevets sur l‘ADN, mais si ces responsables acceptent cette demande nous devrons demain nous préparer à manger du Monsanto à tous les repas et a toutes les sauces. Car si le porc est breveté, les bovins suivront, la volaille, les poissons et toutes les formes de nourriture permettront à Monsanto de gagner de l’argent à chacune de nos bouchées.
Cette bataille sera peut-être la dernière avant la déclaration de victoire de Monsanto qui aura ainsi un pouvoir total sur la quantité et la qualité de nos aliments.
Plutôt étonnant de la part d’une société qui vend des pesticides !
De cette bataille dépendra aussi l’avenir de la diversité génétique de notre planète et de ses habitants ainsi que de notre santé et de celle de nos enfants.
Finalement, cette bataille est celle de notre démocratie, nos représentants politiques ont pactisé avec le pire par ignorance ou par cupidité.
Les intérêts des multinationales sont désormais prioritaires sur les intérêts des populations, le droit humain et les règles de santé publiques élémentaires.
Quel espèce d’être humain, en connaissant un tant soit peu l’historique de Monsanto, peut accepter que cette firme remplisse nos assiettes et celles de nos enfants ?
Comment peuvent-ils trouver le sommeil ?
Et nous, comment agir ?
Les multinationales ne respectent qu’une loi, la loi du marché, la loi de l’offre et de la demande.
Tant que nous aurons le choix, il est primordial de ne pas acheter des produits étiquetés OGM (obligatoire en Europe), de réduire à zéro la demande afin que l’offre s’écroule et qu’ une firme comme Monsanto disparaisse du paysage par manque de profits.
Si tant est qu’il n’est pas trop tard, c’est la seule solution.
sources:
Monsanto sur Wikipedia
Contamination au Pays de Galles
Monsanto en Inde
Fin du Posilac
Agent Orange
Contamination à Anniston
environnement.gouv.fr
combat monsanto
Institut Sciences in Society
Depuis quelques années une guerre silencieuse a lieu sous nos yeux et nous, citoyens du monde, avons déjà perdu de nombreuses batailles sans même nous en rendre compte.
L’histoire des OGM est aujourd’hui entièrement liée à la société Monsanto.
Monsanto fut créée en 1901 par John F. Queeny, il y fabriquait de la saccharine, caféine puis aussi de l’aspirine.
En 1945 débute la production de pesticides et d’herbicides.
Entre 1961 et 1971, Monsanto fournit l’herbicide 245T contenant de la dioxine à l’armée US et sera connu sous le nom de « agent orange ». Entre 40 et 80 millions de litres seront pulvérisés par avion au Vietnam contaminant quelques 3 millions de personnes dont des soldats américains. 40 ans après, les petits-fils des personnes exposées à la dioxine viennent au monde avec des malformations.
Plus tard on désignera la dioxine comme étant la cause de cancers et de leucémies. Elle sera interdite dans de nombreux pays.
Pendant cette même période, Monsanto obtient l’autorisation d’enterrer des déchets près de la ville de Cardif dans le Pays de Galles, aujourd’hui, le cout de l’assainissement du site est estimé à 150 millions d’Euros... le prix sanitaire et environnemental reste à déterminer.
Monsanto et le gouvernement mis en cause dans une affaire de déchets toxiques
En 1974 débute la commercialisation de l’herbicide Roundup à base de glyphosate. Cet herbicide a été vendu sur toute la planète avec les mentions « biodégradable ».
Le manque de tests et d’études font dire que le glyphosate seul n’est pas spécifiquement dangereux et il n’est d’ailleurs pas très efficace, essentiellement parce qu’il adhère mal aux plantes et donc pénètre difficilement. Les doutes proviennent d’un autre produit appelé surfactant tensioactif qui lui est aujourd’hui soupçonné d’être cancérigène et qui est indispensable à tous les herbicides à base de glyphosate. Le nom barbare de ce surfactant est le polyoxyéthylèneamine.
La détection de ces produits dans la nature était techniquement compliquée et donc très couteuse. Peu de tests ont été fait et les résultats obtenus avec les outils de l’époque ont permis la vente du Roundup avec la mention « biodégradable ».
Il aura fallu attendre 1996 et des avancées dans les méthodes et les outils de détections pour qu’une plainte soit déposée à New York contre le Roundup de Monsanto.
Une plainte pour publicité mensongère sera retenue. Le Roundup n’est pas biodégradable.
Le produit continue cependant à être vendu comme « biodégradable » dans le reste du monde.
En France, une plainte a été déposée en 2007, 11 après NY!!! et Monsanto rendu coupable de… publicité mensongère !
Monsanto doit retirer la mention « biodégradable » du produit mais les ventes continuent et font du Roundup le désherbant le plus vendu au monde et le plus vendu en France.
Ici la pub pour le Roundup « biodégradable » :
Comme vous pourrez le constater sur les sites officiels, toute la communication sur le produit tourne autour de la faible toxicité du principe actif, le glyphosate, le surfactant dont les risques ont été avérés n’est même pas cité.
> roundup-jardin.com
> roundup.fr
OGM: Organisation Gravement Malade!
En 1982, pour la première fois dans l’histoire, les scientifiques de Monsanto réussissent à modifier génétiquement une cellule de plante. Un an plus tard les premières plantes génétiquement modifiées poussaient dans leurs serres.
Leur idée est la suivante : ils possèdent un herbicide super puissant, le Roundup, et leur but en tant que producteur d’herbicides est de vendre de l’herbicide.
Il s’agit pour eux de mettre au point une plante qui soit résistante au Roundup.
Et ce fut chose faite en modifiant l’ADN de la plante ou plus exactement en ajoutant une séquence d’ADN supplémentaire provenant d’une bactérie.
La première plante pesticide est ainsi créée.
Cela veut dire que la plante modifiée génétiquement pourras se débarrasser des insectes nuisibles en produisant elle-même le pesticide nécessaire. L’association avec le Roundup, qui lui élimine les mauvaises herbes, s’annonce sur le papier comme le cocktail ultime pour résoudre tous les problèmes alimentaires de notre planète.
Monsanto propose ses graines modifiées aux agriculteurs en leurs promettant un rendement extraordinaire, si en plus ils utilisent l’herbicide adapté, « Roundup » ils feront encore plus d’économies car une faible quantité suffit pour traiter les plants… ça c’est la pub !
Les agriculteurs qui rentre dans ce cercle vicieux doivent également accepter une clause qui leur interdit d’utiliser les graines de la récolte de cette année pour re-ensemencer l’année suivante, ils ont l’obligation d’acheter les graines chaque année à Monsanto.
Pour s'assurer du respect de cette clause, Monsanto développe les graines BT, T comme Terminator, car elles sont stériles.
Le miracle Argentin.
En 2001 l’Argentine connait une crise sans précédente, le pays est ruiné.
Des choix politiques et l’envolée des prix des matières premières nécessaires aux biocarburants incitent l’Argentine à opter pour la mono-culture du soja.
La rentabilité annoncée décide les éleveurs à abandonner la production d’un bétail et d’une viande renommée dans le monde entier pour se tourner vers le soja.
Ce choix a été facilité par l’arrivée de Monsanto qui c’est présenté comme le messie en offrant les graines nécessaires pour la première récolte.
L’Argentine a mordu à l’hameçon de Monsanto.
Les premières années tout va bien, Monsanto et son soja Roundup Ready sortent l’Argentine de la faillite, on parle du miracle Argentin…
Ça ne va pas durer…
après quelques années, les mauvaises herbes et les insectes s’habituent au Roundup (effet de tolérance) et finissent par devenir résistants, aujourd’hui les agriculteurs doivent utiliser 3 x la dose prescrite pour espérer obtenir le résultat promis… une bonne affaire pour Monsanto qui vois les vente de Roundup exploser !
L’utilisation intensive du Roundup sature les sols et les appauvris, ce qui empêche les agriculteurs d’obtenir les rendements promis.
Après avoir fait de la place en pratiquant une déforestation massive, les sols stériles deviennent des déserts.
Aujourd’hui l’Argentine doit importer son lait.
En 1986, la crise de la vache folle contraint les éleveurs à nourrir le bétail avec du « végétal » au lieu de farines animales, la demande de céréales explose, Monsanto explose ses ventes de maïs Rundup Ready.
Le bétail est gavé avec du maïs Roundup Ready.
En 1993 Monsanto met au point l’hormone de croissance (interdite en Europe) et c’est aussi à partir de cette époque que Monsanto commence une série d’acquisitions.
En achetant plus de 50 sociétés actives dans le secteur des semences et graines de tous poils, Monsanto détient aujourd’hui le pouvoir d’inonder le marché alimentaire mondial avec du maïs, soja, coton, blé, pommes de terre, tomates, le tout Roundup Ready !... ou Roundup Inside.
En 2001, la ville de Anniston (US) connait un taux anormalement élevés de cancers, ralentissement du développement cérébral, dysfonctionnement de la thyroïde et des perturbations des hormones sexuelles suite à la création d’un site d’enfouissement de déchets assurés comme non toxiques par Monsanto et cautionné par l’état.
Après analyses du site, il s’avère que le site est saturé de PCB et que Monsanto le savait depuis 30 ans ! Les habitants de Anniston se réunissent et portent plainte pour pollution au PCB contre Monsanto. Ils obtiennent 700 millions de dollars d’indemnités, obligent Monsanto à assainir le site et à construire un hôpital.
Aucunes charges n’ont été retenues contre les dirigeants de Monsanto.
L'Inde file du mauvais coton
En 2002, motivée par les mêmes arguments que l’Argentine, (mais sans connaitre encore les conséquences) l’Inde commence à planter des graines de coton Roundup Ready fournies par Monsanto. Le même problème qu’en Argentine commence à pointer : tolérance au produit, saturation et appauvrissement des sols.
Mais ici, nous sommes en Inde, les agriculteurs ne peuvent pas se payer les produits Monsanto qui sont 4 x plus chers que les graines traditionnelles. Monsanto ayant racheté toute sa concurrence, il devient impossible de trouver des graines non modifiées. Ils font donc appel aux banques pour obtenir des crédits en se basant sur les promesses de rendement. Les rendements ne sont pas au rendez-vous, les agriculteurs ne peuvent pas rembourser leurs emprunts et leurs biens, leurs terres, sont saisies par les banques. Ils sont ruinés et ont perdu le moyen de subvenir à leurs besoins.
En 2005, via à une ultime acquisition, Monsanto devient le premier vendeur de semence du monde… et bientôt, le seul !?
L’association vietnamienne des victimes de l'Agent Orange dépose une plainte au tribunal de New York pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La plainte est rejetée, le juge a conclu que l'Agent orange n'était pas un poison au regard du droit international !... c’est reparti en appel.
De nos jours et après plus d’une décennie d’utilisation des produits vendus par Monsanto, nous avons l’expérience de ceux qui ont cru aux promesses de rentabilité et le résultat de tests grandeur nature effectués avec la bénédiction de la FDA (Food & Drugs Administration) sur les bovins et la population américaine.
Le bilan est désastreux !
Il apparait aujourd’hui et depuis quelques années déjà, que l’utilisation du Posilac (l’hormone de croissance) sur les vaches est responsable via une surproduction de lait de l’inflammation des pis nommée « mamitte », pour soigner cette inflammation, les bêtes sont gavées d’antibiotiques, les antibiotiques finissent dans le lait et le consommateur fini par être tolérant aux antibiotiques ce qui peut être fatal si on doit à notre tour être soigné par antibiotiques.
Un autre élément cancérigène à été détecté (IGF1) il est connu pour favoriser le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus et le cancer de la prostate.
Annonce de la fin du Posilac
Des éleveurs commencent à partager leurs expériences avec l’alimentation transgénique, le maïs MON810 et vendu en Europe pour nourrir le bétail, tous reconnaissent une baisse de la fertilité des leurs bêtes ainsi que des problèmes liés au foie et aux reins…
...tous ceux qui osent en parler, car les éleveurs sont sous contrat avec Monsanto, ils risquent des procès trop coûteux pour eux et ils sont contrôlés par « la police de gènes » de Monsanto.
Faut-il y voir un lien avec l’étude publiée en 2008 faisant état d’une baisse de fertilité chez l’homme ?...
voir l'article sur futura-sciences.com
Alors que Monsanto frappe à la porte de l’Europe pour nous fourguer ces produits OGM, des tests effectués par un laboratoire indépendant font apparaitre des baisses de natalité et des anomalies des tissus sur des rats nourris avec du maïs modifié.
En 2005, L’ISS (Institute of Science in Society) tire la sonnette d’alarme suite à des tests plus poussés sur le glyphosate :
« Il y a maintenant un ensemble de preuves selon lesquelles l'emploi du glyphosate exige :
• des mises en garde pour la santé publique au niveau mondial et
• une nouvelle révision de la règlementation concernant ce produit herbicide.
En attendant, son utilisation devrait être réduite à un minimum, par mesure de prudence et de précaution. »
Cette équipe recommande également l’utilisation de gants et de masques lors de l’utilisation du Roundup. Alors qu’il a été pulvérisé par avion depuis le début sans aucune recommandation particulière...
voir l'article sur le site de Institute Sciences in society
Monsanto aurait fait des tests sur le MON810 avec des résultats similaires, les résultats de ces tests auraient été « adaptés » pour la Commission Européenne lors de la demande effectuée pour leur maïs modifié.
Ce rapport normalement accessible au public a été classé « confidentiel ». Il aura fallu que l’état Allemand obtienne une décision de justice favorable pour pouvoir avoir accès aux résultats de ces tests. Ces derniers font mentions des problèmes rencontrés sur les rats.
La Commission Européenne a cependant accepté la demande de Monsanto pour commercialiser une nouvelle variante de maïs modifié pour l'alimentation humaine le "MON863", le maïs transgénique entre en Europe et pour vos assiettes !
Malgré l’historique de Monsanto et malgré le fait qu’un doute raisonnable nous pousse à penser qu’il peut y avoir un problème avec les produits et les méthodes de Monsanto, les responsables de l’Europe, nos représentants ont dit :oui !
Entre 1983 et 2005 Monsanto a décroché 647 brevets liés à des plantes.
J’aimerais vous dire que nous avons atteins le fond de l’ignominie mais malheureusement ce n’est pas le cas.
Breveter le vivant
En 2005, Monsanto commence à faire des demandes de brevets sur les marqueurs génétiques du porc !...
Le brevet qui fait peur consiste à enregistrer une séquence d’ADN bien définie et qui correspond (selon Monsanto) a ce qui va faire du porc une bête en bonne santé et bien fournie en viande.
Un des problèmes est que cette séquence existe naturellement dans 75% des espèces de porcs.
En effet, sur ce coup, Monsanto n’invente rien et ne modifie pas l’ADN des porcs. Ils prétendent seulement avoir découvert la séquence ADN qui garanti un porc en bonne santé et qui fournis beaucoup de viande et souhaitent protéger cette séquence ADN.
Si le brevet est accepté, les éleveurs de porcs devront prouver qu’ils n’ont pas cherché via des croisements à obtenir cette séquence d’ADN dans leurs porcs.
La procédure pour détecter la séquence ADN en question a également été protégée, soit disant pour protéger la séquence, mais du coup les laboratoires n’osent pas effectuer les tests demandés par les éleveurs car ils risquent un procès de la part de Monsanto pour avoir utilisé des procédures protégées !
Les éleveurs qui ne peuvent pas obtenir et donc fournir les preuves demandées peuvent continuer à élever leurs porcs mais ils devront payer pour chaque porc des « droits ou royalties » à Monsanto ou opter pour des espèces de porcs parmi les 25% restantes qui ne disposent pas de la fameuse séquence ADN.
Monsanto a toujours obtenu ce qu’il voulait et ce quelque soit le prix à payer.
Je ne sais pas qui peut décider d’accepter ou non l’enregistrement de brevets sur l‘ADN, mais si ces responsables acceptent cette demande nous devrons demain nous préparer à manger du Monsanto à tous les repas et a toutes les sauces. Car si le porc est breveté, les bovins suivront, la volaille, les poissons et toutes les formes de nourriture permettront à Monsanto de gagner de l’argent à chacune de nos bouchées.
Cette bataille sera peut-être la dernière avant la déclaration de victoire de Monsanto qui aura ainsi un pouvoir total sur la quantité et la qualité de nos aliments.
Plutôt étonnant de la part d’une société qui vend des pesticides !
De cette bataille dépendra aussi l’avenir de la diversité génétique de notre planète et de ses habitants ainsi que de notre santé et de celle de nos enfants.
Finalement, cette bataille est celle de notre démocratie, nos représentants politiques ont pactisé avec le pire par ignorance ou par cupidité.
Les intérêts des multinationales sont désormais prioritaires sur les intérêts des populations, le droit humain et les règles de santé publiques élémentaires.
Quel espèce d’être humain, en connaissant un tant soit peu l’historique de Monsanto, peut accepter que cette firme remplisse nos assiettes et celles de nos enfants ?
Comment peuvent-ils trouver le sommeil ?
Et nous, comment agir ?
Les multinationales ne respectent qu’une loi, la loi du marché, la loi de l’offre et de la demande.
Tant que nous aurons le choix, il est primordial de ne pas acheter des produits étiquetés OGM (obligatoire en Europe), de réduire à zéro la demande afin que l’offre s’écroule et qu’ une firme comme Monsanto disparaisse du paysage par manque de profits.
Si tant est qu’il n’est pas trop tard, c’est la seule solution.
sources:
Monsanto sur Wikipedia
Contamination au Pays de Galles
Monsanto en Inde
Fin du Posilac
Agent Orange
Contamination à Anniston
environnement.gouv.fr
combat monsanto
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dimanche 22 juillet 2007
Dieu est un SDF
Un Roumain qui avait porté plainte contre Dieu pour «escroquerie» et «abus de confiance», lui reprochant notamment de ne pas avoir répondu à ses prières, a été débouté de son action par le Parquet de Timisoara, selon le quotidien Evenimentul Zilei.
Mircea Pavel, 40 ans, qui purge une peine de 20 ans de prison pour meurtre, avait porté plainte contre «le nommé Dieu, domicilié aux cieux et représenté en Roumanie par l’Eglise orthodoxe», l’accusant d’«escroquerie, abus de confiance, corruption et trafic d’influence».Ce dernier déclara:
«Lors de mon baptême, j’ai conclu un contrat avec l’accusé visant à me délivrer du mal. Or, jusqu’ici, ce dernier n’a pas honoré ce contrat, bien qu’il ait reçu de ma part différents biens et nombreuses prières»
Le Parquet de Timisoara l’a toutefois débouté de sa plainte, estimant que «Dieu n’est pas un sujet de droit et n’a pas d’adresse!»
De là à dire que Dieu est un SDF, il n'y a qu'un pas!
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samedi 7 juillet 2007
AK-47 fête 60 ans
En cette année 2007, nous "célébrons" le triste anniversaire de la mise sur le marché de l'arme la plus meurtrière du 20 siècle... et qui risque bien de conserver son titre dans le siècle qui arrive.
Il y a 60 ans, Mikhaïl Kalachnikov, fini de mettre au point le premier fusil d'assaut de l'histoire, il fut présenté aux dirigeants Russes qui l'adoptèrent et lancèrent la fabrication en série dans les usines de Izhmash.
L' Avtomat Kalachnikova de 1947 (AK-47) et ses variantes ont participé à la casi totalité des conflits armés qu'a connu notre planète.
Des versions améliorées de cette arme continuent de sortir des usines Russes et Chinoises.
Dans certaines régions d'Afrique et pour moins de 30€, il est plus facile de se procurer un AK-47 que de trouver de l'eau potable.
Il y a 60 ans, Mikhaïl Kalachnikov, fini de mettre au point le premier fusil d'assaut de l'histoire, il fut présenté aux dirigeants Russes qui l'adoptèrent et lancèrent la fabrication en série dans les usines de Izhmash.

L' Avtomat Kalachnikova de 1947 (AK-47) et ses variantes ont participé à la casi totalité des conflits armés qu'a connu notre planète.
Des versions améliorées de cette arme continuent de sortir des usines Russes et Chinoises.
Dans certaines régions d'Afrique et pour moins de 30€, il est plus facile de se procurer un AK-47 que de trouver de l'eau potable.
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